Loi sur les taxis : libéralisation, oui – mais pas au détriment de la sécurité et de l’équité
La loi sur les taxis reprend des dispositions jusqu’ici réglées par voie d’ordonnance. La différenciation initiale entre l’obligation d’autorisation (taxis) et l’obligation d’annonce (Uber, Bolt) a été abandonnée par le Conseil-exécutif en faveur de la position de la majorité de la commission : une obligation d’autorisation doit continuer à s’appliquer à tous les prestataires.
Les Vert’libéraux le soulignent : le secteur des taxis est aujourd’hui réglementé de manière totalement disproportionnée. Une libéralisation du marché est souhaitable, mais sans négliger la sécurité ni la responsabilité sociale. Marianne Schild, présidente du groupe, précise :
«Les taxis conventionnels comme les nouvelles solutions de mobilité telles qu’Uber ont leur place dans le canton de Berne. Des obstacles d’accès tels que la connaissance détaillée des lieux ou la maîtrise linguistique ne sont plus pertinents aujourd’hui. Ce qui ne sert ni la sécurité ni l’intérêt public n’est qu’une forme de tracasserie à l’égard des professionnel·le·s et réduit inutilement le choix des passagers et passaègres.»
Le PVL adopte ainsi une position différenciée, qui permet la concurrence tout en garantissant des conditions équitables dans l’accès au marché. Elle soutient la minorité qui demande de maintenir une obligation d’annonce pour les limousines, comme le prévoyait également le projet initial de loi.
Budget : une politique financière mesurée, avec des priorités claires et une vision à long terme
Le budget du canton de Berne évolue dans la bonne direction. Pour les Vert’libéraux, les questions de fond en matière de politique financière sont centrales – notamment la compensation du renchérissement, les ressources en personnel et l’éducation.
Position vert’libérale de principe :
Les Vert’libéraux du canton de Berne défendent un budget équilibré et tourné vers l’avenir. Une politique budgétaire prudente garantit la capacité d’investir là où c’est nécessaire.
Les Vert’libéraux restent fidèles à leur ligne de fond : les baisses d’impôts sont essentielles pour la compétitivité du canton de Berne. Une charge fiscale réduite pour les particuliers et les entreprises renforce l’attrait du canton comme lieu de vie et d’activité économique. Cependant, ces baisses doivent être financées – ce qui est le cas avec les réductions d’impôts actuelles.
Compensation du renchérissement
Le Conseil-exécutif propose une compensation du renchérissement de 0,5 %. La majorité de la Commission des finances demande en revanche une compensation réelle de 0,2 %, sans corrections rétroactives. Les Vert’libéraux soutiennent la majorité de la commission.
«Ce qui compte, c’est l’évolution à long terme du pouvoir d’achat – pas les fluctuations à court terme», explique la députée au Grand Conseil Tamara Jost-Morandi. «Sur plusieurs années, le personnel n’a pas subi de perte réelle de pouvoir d’achat, et c’est cela qui doit constituer la base d’une politique salariale responsable. Il est également dans l’intérêt de notre canton que le personnel cantonal soit positionné de manière compétitive par rapport à l’économie locale, et non placé de manière excessive au-dessus de celle-ci, alors même que cette économie crée des emplois et paie des impôts. Une hausse salariale excessive avec compensation rétroactive du renchérissement, qui ne correspond pas aux capacités de l’économie, affaiblirait l’attractivité et la compétitivité du canton.»
Postes et planification du personnel
Les Vert’libéraux soutiennent la proposition de la majorité de la commission visant à ne pas créer de nouveaux postes. Le gouvernement doit toutefois décider lui-même dans quels domaines ces créations de postes doivent être évitées – une approche ciblée et axée sur l’impact plutôt que des coupes uniformes.
Tamara Jost souligne :
«Nous devons gérer les finances publiques avec prudence tout en garantissant la fourniture fiable des prestations essentielles.»
Dépenses en matière d’éducation
Les Vert’libéraux considèrent qu’une réduction de 30 millions du solde pour l’appui élargi dans l’école obligatoire n’est pas l’instrument adéquat. La hausse des coûts dans l’éducation – due notamment à des besoins de soutien plus complexes – doit être discutée politiquement et techniquement, mais pas dans le cadre du processus budgétaire.
Pour Tamara Jost, il est clair que :«[s]i l’on coupe maintenant, un crédit supplémentaire suivra très probablement plus tard – et celui-ci devra de toute façon être approuvé. Une réduction ne permet pas plus de clarté ni une réduction des coûts.»
FILAG : seule une révision complète apporte la clarté nécessaire
Les Vert’libéraux demanderont au Grand Conseil de ne pas entrer en matière, puisque la modification proposée de la LPFC doit être traitée dans le cadre d’une révision ordinaire.
Marianne Schild précise que «[p]our une évaluation sérieuse, il faut une analyse complète et ordonnée – tout le reste serait précipité.»
Contact :
- Marianne Schild : 079 295 82 17
- Tamara Jost : 079 955 86 02